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10 ans 10 auteurs 10 nouvelles

10 ans 10 auteurs 10 nouvelles mot de l'éditeur:

Le concept est simple et séduisant. Pour fêter avec panache ses 10 ans, la collection « Nouvelle Génération » s'offre un recueil de 10 nouvelles inédites offertes par 10 auteurs « phares » de son catalogue.
De Florian Zeller à Arnaud Cathrine, de Nicolas Rey à Grégoire Bouillier, tous se sont prêtés au jeu en acceptant une seule contrainte : commencer sa nouvelle par la première phrase de son premier roman publié dans la collection.
Un exercice de style accompli avec talent, humour et originalité. Preuve, s'il en fallait, que la jeune littérature française est bien en vie.

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Régis Jauffret "Asiles de fous"

Asiles de fous mot de l'éditeur:

Quatre personnages : un père, une mère, un fils, et la femme de celui-ci. Le père, sous prétexte de changer un robinet qui fuit, vient annoncer à sa belle-fille que son fils a pris la décision de la quitter, que cette séparation est définitive et qu'elle prend effet à l'instant. Comme elle n'en croit rien, elle tente de téléphoner à son compagnon qui raccroche. Le soir même, la ligne téléphonique est supprimée.

À partir de là, Régis Jauffret se lance dans un grand démontage - au sens mécanique du terme - de l'amour sous toutes ses formes, maternel, paternel, fraternel, filial. Son regard impitoyable scrute la famille et les noeuds névrotiques qu'elle fabrique : " les familles, comme les histoires d'amour, sont des asiles de fous ". Il explore les recoins et les sous-sols les moins reluisants du vieillissement du corps des hommes et des femmes et de la sexualité, passe à la moulinette l'idée de couple et celle de séparation, fustige la vacuité de l'existence comme le goût de vivre, et se livre à quelques réflexions jubilatoires sur l'amour maternel.Tous les personnages se voient ainsi poussés dans leurs retranchements, au point de ne plus exister que par le ridicule de leurs vies.

Des pages d'une drôlerie grinçante, d'une grande virtuosité narrative, qui confirment s'il en était besoin le talent de Régis Jauffret comme virtuose du comique arraché au noir et au non-sens

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MF et vous

Je ne sais pas si vous êtes abonnés au mag Mylène Farmer et vous...

Si c'est le cas, vous n'êtes pas sans savoir que le nouveau numéro était prévu pour début mars...

Il y a de fortes chances pour qu'il n'y ait plus de numéro!

L'éditeur Tear Prod serait en redressement judiciaire pour dettes et impayés assez importants...

Un administrateur a été nommé par la justice pour mettre de l'ordre dans leurs affaires...

Affaire à suivre... (si possible)

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Mylène lit...

Dans l'interview que Mylène donne à Paris Match, nous apprenons qu'elle soigne sa mélancolie en lisant un "Traité du désespoir"Traité du désespoir . Je vais donc en profiter (et cela ne peut pas vous faire de mal) pour voir brièvement une définition du mot "désespoir", mais d'un point de vue philosophique (mais pas ennuyeux puisque je suis au commande de l'article), puis quelques mots sur l'auteur et sur sa conception du désespoir.

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Eric-Emmanuel Schmitt "L'enfant de Noé"

L'enfant de Noé résumé:

1942, les rafles commencent. André, parce qu'il est juif, se trouve confié à des inconnus qui l'obligent à travestir la vérité. Virtuose du mensonge comme tous les enfants cachés, il apprend à taire son nom, son histoire, ses sentiments. Dissimulé dans un pensionnat catholique, il va grandir auprès d'un prête, le père Pons qui s'attache à faire survivre la culture juive pour la transmettre à ces enfants sauvés afin qu'ils ne perdent pas leur identité.

mot de l'éditeur:

«- Nous allons conclure un marché, veux-tu ? Toi, Joseph, tu feras semblant d'être chrétien, et moi je ferai semblant d'être juif. Ce sera notre secret, le plus grand des secrets. Toi et moi pourrions mourir de trahir ce secret. Juré ?
- Juré.»

1942. Joseph a sept ans. Séparé de sa famille, il est recueilli par le père Pons, homme simple et juste, qui ne se contente pas de sauver des vies. Mais que tente-t-il de préserver, tel Noé, dans ce monde menacé par un déluge de violence ?

Un court et bouleversant roman dans la lignée de Monsieur Ibrahim et d'Oscar et la dame rose.

citations:

"la vérité, c'était plutôt douloureux"
"Quand les étoiles me regardent, elles frissonnent"
"Le silence de la nuit craquait de toutes parts, comme si un feu d'angoisse la consumait."
"Une religion n'est ni vraie ni fausse, elle propose une façon de vivre."
"aucun mal ne se compare à un autre mal"

avis personnel:

Le plus grand nombre d'oeuvre relatant un épisode (réel ou fictif) est vu par un adulte, ici c'est par le regard d'un enfant que nous rentrons dans l'histoire. L'innocence du personnage est d'autant plus bouleversante de sincérité pour le lecteur qui est vite plongé dans les aventures fictionelles de ce roman merveilleusement bien écrit. Une fiction qui invitera le lecteur au respect et aux valeurs profondes que nous livre l'oeuvre de Eric-Emmanuel Schmitt. Tel l'arche de Noé (un homme sauvant l'humainté), il suffit d'un homme et d'un enfant pour sauver l'avenir en cultivant dans le secret, de cette époque dangereuse de l'Histoire, le présent.

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L'Impermanence

Il n'est place sur terre où la mort ne nous puisse trouver; nous pouvons tourner sans cesse la teste çà et là comme en pays suspect...

En quelque manière qu'on se puisse mettre à l'abris des coups, je ne suis pas homme qui y reculasse... Mais c'est folie d'y penser y arriver...

Ils vont, ils viennent, ils trottent, ils dansent, de mort nulles nouvelles.

Tout cela est beau.

Mais aussi quand elle arrive, ou à eux, ou à leurs femmes, enfants et amis, les surprenant à l'improviste et sans défense, quels tourmants, quels cris, quelle rage, et quel désespoir les accable!...

Pour commencer à luy oster son plus grand avantage contre nous, prenons voye toute contraire à la commune.

Ostons luy l'estrangeté, pratiquons-la, accoustumons-la, n'ayant rien si souvent en la teste que la mort...

Il est incertain où la mort nous attende, attendons-la partout.

La préméditation de la mort est préméditation de la liberté...

Le savoir mourir nous affranchit de toute subjection et contrainte.

-Montaigne-

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