Nathalie Rheims "Le cercle de Megiddo"
Sur le site archéologique de Megiddo, au Nord d'Israël, une découverte archéologique majeure remettrait en cause les fondements mêmes de la Bible. Une malédiction se déroule dans un compte à rebours implacable. Les héros de cette énigme auront douze jours pour enrayer le processus et tenter de sauver leurs vies.
Maya Spencer est une jeune archéologue anglaise. Elle travaille depuis plusieurs années avec le professeur Friedmann, son tuteur. Sa vie est entièrement consacrée à leur passion commune, l'archéologie. Ils effectuent d'importantes recherches sur le site de Megiddo, en Israël, autour d'un sanctuaire chaldéen datant du VIIe siècle avant J.-C. Après deux mois d'absence, Maya rejoint l'équipe. Dès son arrivée, surviennent de curieux phénomènes, des morts brutales qui semblent programmées. Un compte à rebours impitoyable s'est enclenché : chaque jour, sur un cycle de douze, s'accomplit un sacrifice. Maya et le professeur comprennent dès lors qu'il existe un lien entre ces disparitions et la mise au jour du sanctuaire.
La découverte inexpliquée de traces mésopotamiennes sur le site de Megiddo tendrait en effet à prouver que la Bible ne serait qu'un ouvrage de commande, écrit à l'instigation du roi Josias... Hypothèse folle qui remettrait en cause les fondements même de la culture judéo-chrétienne et troublerait l'équilibre des relations internationales.
De nombreuses coïncidences évoquent la mise en marche d'une malédiction. Les signes astrologiques des victimes, l'origine chaldéenne du site, la recherche du tombeau de Josias, la présence d'une école kabbaliste à proximité, le contexte diplomatique du Proche-Orient... Emportés dans le coeur du cyclone, le professeur Friedmann, Maya, Edward Rostheen, jeune diplomate américain que Maya a rencontré pendant son voyage, Pierre, l'assistant du professeur, Mansour, le Grand Maître des kabbalistes, sont les témoins d'un affrontement entre la science et le divin.
l'avis de la Fnac:
Nathalie Rheims, pour son septième livre, fait une incursion aussi osée que réussie dans le polar ésotérique. Ce roman, brillant, magnétique, pourra en effet se lire comme une sorte de "Da Vinci Code" à la française... sauf que l'action ne se déroule pas à Paris, mais à Megiddo, au nord d'Israël. L'objet de ce périple sur la terre originelle des textes sacrés ? Une enquête cabalistique dont les résultats pourraient remettre en cause les fondements mêmes du judaïsme et du christianisme... Ça va, vous n'avez pas trop peur des révélations fatales ? En tout cas, même si vous êtes laïc en tous points et peu sensible aux spéculations théologiques, vous vous laisserez embarquer avec délices dans cette histoire, aux côtés de la troublante Maya, une archéologue plutôt sexy (tant qu'à faire), et de son mentor, le professeur Pierre Friedmann, qui vient de faire une stupéfiante découverte : la localisation du tombeau de Josias, roi juif du VIIe siècle avant J.C. Mais avant d'accéder aux révélations dudit tombeau, le chemin est semé d'embûches et une certaine tradition ésotérique exige son lot de sacrifices et de morts... Mais au fait, qui aurait ici intérêt à semer la mort ? Les Juifs intégristes ou les Palestiniens fondamentalistes, qui ne supportent pas une paix politiquement négociée ? Tout ce beau monde réuni ?
Avec un tirage ambitieux - et au regard du goût du public pour les fables crypto-religieuses et les romans à "révélations" -, ce livre risque bien d'être l'un des grands succès de la rentrée littéraire 2005.
l'avis de evene.fr:
Une intrigue ésotérique qui a priori n'a rien d'exceptionnelle. Nathalie Rheims, dont c'est le septième roman, nous entraîne sur les traces des origines de la Bible. Maya, une jeune archéologue semble être victime d'une malédiction. Alors qu'elle rejoint le professeur Friedmann sur un site archéologique au Nord Israël qui porte le mystérieux nom de Megiddo, elle reçoit sur son téléphone portable d'étranges messages menaçants lui annonçant une mort prochaine "il vous reste que six jours". Les jours s'écoulent, les morts se succèdent, la compréhension de ce phénomène morbide devient alors pour Maya et le professeur le seul moyen d'arrêter l'accomplissement de cette malédiction. Le temps leur est compté. Les explications rationnelles deviennent insuffisantes et plongent ces deux scientifiques dans le doute et la superstition. L'écriture est rapide voire sommaire et ne laisse finalement que peut de plaisir littéraire. Nathalie Rheims nous tient pourtant en haleine de bout en bout et propose un récit bien construit. Les références osées souvent maladroites au conflit israélo-palestinien donne à ce roman une couleur assez particulière. Les positions qui semblent s'en dessiner dérangent et ne répondent manifestement pas à une approche pertinente de la situation. Néanmoins ce roman à le mérite d'offrir ce qu'il promet : une simple distraction.
Mathilde Aymami
citations:
"Aujourd'hui, le destin les unissait dans un cercle funeste, qui les séparait des autres."
"Après tout, la force de la Bible n'est-elle pas de mêler le mythe et l'histoire? C'est ce qui en a fait la grandeur."
"A ce moment un fracas la fit sursauter. La porte s'était fermée. L'obscurité était totale, comme s'il y avait des degrés de noir différents au fond des ténèbres et qu'ils avaient atteint le dernier."
mon avis personnel:
Certains lecteurs y voient un "Da Vinci Code" à la française, ne l'ayant pas lu je ne peux vous dire si cela est fondé ou pas... Dès le début de ma lecture j'ai été envouté par l'univers qui m'était présenté, mais l'envoutement n'a pas été total durant toute la lecture, car certains passages étaient un peu complexe à comprendre. Cette lecture reste agréable, mais ne demeure pas le meilleur roman de l'auteure que j'ai lu jusqu'à aujourd'hui (attention je ne dis pas que j'ai détesté). L'intrigue autour des 12 signes astrologiques permet un voyage mystique mais aussi fantastico-religieux.
Par Opti-mix-tic54, Lundi 14 Avr 2008 à 00:00 GMT+2 dans Nathalie Rheims (article, RSS)






