Mylène lit...
. Je vais donc en profiter (et cela ne peut pas vous faire de mal) pour voir brièvement une définition du mot "désespoir", mais d'un point de vue philosophique (mais pas ennuyeux puisque je suis au commande de l'article), puis quelques mots sur l'auteur et sur sa conception du désespoir.Du latin "de-sperare": "tomber du haut de son espoir".
Le désespoir est une déception entraînant un état d'abattement et d'inaction; c'est l'état de celui qui doute de tout, c'est la conscience de l'absurdité de toutes choses.
Il résulte d'un sentiment de solitude absolue, qui peut être lié à la perte de la foi en Dieu, où à la perte de la confiance en l'homme (ou plus généralement en l'Homme), lorsque nous avons perdu tout idéal ou tout espoir de réaliser ses idéaux (tout est chaos...).
Il existe deux issues au désespoir: une issue violente, le suicide; une issue "réflexive" (Nietzsche) qui consiste à trouver l'énergie requise pour regarder la réalité en face.
Sören Kierkegaard est né en 1813 à Copenhague. Il est le dernier des 7 enfants de Mickael Kierkegaard, homme d'un protestantisme austère. Il éduque son fils dans un climat de foi intense et tragique, et dans le sentiment du péché.
Selon Kierkegaard, le désespoir est l'impossibilité d'être soi, doublée de l'impossibilité de n'être pas soi (c'est assez complexe je vous l'avoue)... Le désespoir naît de l'inéviatble distance entre soi et soi, à laquelle Kierkegaard donne le nom d'existence.
Les sources de mon articles sont:
Dictionnaire de la philosophie, Didier Julia, éditions Larousse, 1992
La philosophie de A à Z, éditions Hatier, 1994
Par Opti-mix-tic54, Mardi 25 Mar 2008 à 00:00 GMT+2 dans Mes lectures (article, RSS)







